L’USAM Nîmes Gard et le handball marocain « C’est une grande fierté pour le club »

Au lendemain de son retour du Maroc avec Gabriel Bourguignon, Jêrome Chauvet, directeur sportif, revient sur ce séjour et ses objectifs.

Quelles ont été vos missions au Maroc auprès de la FRMHB ?

Nous savions ce pourquoi on se rendait là-bas et le projet qui était en vue, mais sans trop de précisions sur les missions et ce qu’ils attendaient de nous. Alors dans un premier temps on a fixé un cadre méthodologique en fonction des attentes très précises de notre séjour, pour que notre venue soit la plus bénéfique pour eux, comme pour nous. Finalement les détections n’ont eu lieu qu’en fin de séjour.

Nous avons donc dans un premier temps travaillé sur le projet de la Fédération pour le  développement du handball national. Puis sur la méthodologie et le savoir-faire.

Ce qui leur manque c’est un savoir-faire, une organisation, une méthodologie : « comment organiser une détection pertinente ? »

Nous avons donc formé ces personnes en respectant les objectifs prioritaires, qui ne sont pas forcément les mêmes que chez nous. Pour eux les grands gabarits étaient mis en avant car ils souhaitent que les jeunes détectés puissent alimenter l’équipe nationale U17 dans moins de 3 ans. Donc on a pris les mêmes facteurs de recrutement que pour le très haut niveau.

Comment se sont donc déroulées les détections ?

Les jeunes sont arrivés lundi, ils étaient 84 présélectionnés. Nous avons dans un premier temps effectué des tests individuels, physiques le matin et techniques l’après-midi. Après cette première journée, 30 joueurs ont été conservés pour la deuxième journée de détection.

Le mardi, nous avons nous-mêmes pris en main la séance, avec du handball collectif, pour voir comment se comportent les jeunes au sein d’un collectif, lors d’actions de jeu. Nous avons pu ainsi conserver que 20 jeunes joueurs pour les matchs de l’après-midi.

La dernière étape sera faite par la Fédération qui conservera le groupe définitif en fonction de l’environnement familial de chacun, selon l’accord des familles notamment…

En étant au cœur de ces détections, nous avons bien conscience de l’importance pour les jeunes. Pour certains qui vivent dans des conditions très difficiles, c’est une véritable chance. Mais on brise aussi les rêves de certains joueurs…

Ton avis sur les infrastructures et le niveau des joueurs ?

Le centre d’entrainement est celui des FAR (Forces Armées Royales). Les sportifs y accédant, ne sont pas nécessairement des militaires. Par contre ils s’engagent à jouer pour l’équipe des FAR.

Les infrastructures sont vraiment très bonnes, nous avons travaillé dans un centre de niveau INSEP, c’était impressionnant. Tant sur l’hébergement, que sur les infrastructures sportives, la qualité est exceptionnelle.

Aujourd’hui les personnes qui vont s’occuper de ces jeunes sont 5 anciens capitaines de l’équipe nationale.

Le niveau des jeunes est correct, sur les 20 derniers jeunes retenus je dirais qu’au moins cinq d’entre eux ont les capacités pour rentrer dans un pôle espoir français, ce qui est déjà important, puisque la qualité de formation française est reconnue mondialement.

Des projets pour la suite avec la FRMHB ?

Pour eux, la rentrée scolaire et sportive aura lieu le 8 septembre, on devrait être invité pour inaugurer cette nouvelle structure.

Ce centre pourrait éventuellement être un point d’ancrage de l’USAM Nîmes Gard. On peut devenir partenaire dans les prochaines années, avec un handball marocain qui décolle.

C’est une grande fierté pour le club  de l’USAM Nîmes Gard qui a été sélectionné pour cette aventure. Cela montre aussi la qualité de notre formation.

On espère vraiment pouvoir tisser un partenariat avec ce centre, et à minima pouvoir accueillir des personnes de l’encadrement ici afin de travailler sur la méthode et les techniques d’encadrement et d’apprentissage.

Merci à tous les deux pour votre implication et votre temps.